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Réfection rue de Feytiat, Véli-Vélo a donné son avis

ilot central

Nous avons été invités à participer aux réflexions sur l’aménagement cyclable de la rue de Feytiat dont les travaux se terminent actuellement.
Une réunion qui a eu lieu le 2 juillet à la mairie nous a permis de formuler quelques propositions.
Une fois de plus, la municipalité approuve nos propositions lorsqu’elles ne coutent pas plus cher et qu’elles ne modifient ni la circulation ni le stationnement automobile.
C’est mieux que rien, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire…

Vous pouvez télécharger le rapport détaillé de la réunion.

Réunion Mairie rue de Feyiat.pdf

N’hésitez pas à tester cet itinéraire cyclable et à transmettre vos remarques!

Quelques réflexions mi-sucre mi-sel sur la réunion du comité consultatif de circulation et de sécurité dans les déplacements du 18 mars 2009

Commençons par le sucre !

Il y a du positif dans les décisions prises par la municipalité. Et ce positif nous le devons à Limoges-Métropole et à monsieur Tardieux qui a été jusqu’à ces derniers jours, le fonctionnaire municipal chargé du vélo, parmi les nombreuses tâches qui lui incombaient. (aménagements urbains, déplacements et espaces naturels).

Une restructuration des services le conduit vers d’autres missions et nous aurons bientôt, officiellement, un nouvel interlocuteur qui devrait d’ailleurs être, théoriquement, une interlocutrice. Mais, avant de partir, il a mené à bien trois dossiers nous concernant et qui ont été validés durant la réunion du comité consultatif du 18 mars :

Deux de ces dossiers sont la continuation de la mise en place du réseau cyclable de Limoges débutée il y a quatre ans. Le premier concerne le boulevard de Beaublanc, qui, d’ici 2010 présentera un parcours cyclable, en partie sur route, en partie sur trottoir, en partie en contre-allée protégée par les voitures en stationnement. Il est même prévu de reculer une rangée d’arbres pour nous faire une petite place.

Le deuxième dossier concerne l’axe Leclerc-Zénith qui, là encore, devrait devenir cyclable jusqu’au Zénith et Ester courant 2010.

Le troisième dossier, concerne une de nos demandes : des petits parcs de stationnements pour nos vélos. Monsieur Tardieux nous a écoutés et sa proposition a été validée par le comité de consultation. Nous aurons donc, courant 2009, de petites structures pour attacher nos vélos : devant la faculté de droit et sciences économiques, devant la gare, au Pont Saint-Martial et … last but not least : un parking abrité, à la médiathèque.

Cela peut paraître modeste mais, personnellement, cela me réjouit fort. Tout aménagement allant dans le sens d’une visibilité et d’une légitimation du vélo est bon à prendre.

Fin du paragraphe sucré, on passe à présent au moitié sucré moitié salé

Quelles ont été les retombées de notre grande lettre collective demandant tout particulièrement une croissance des contre-sens cyclables ?

Pour l’instant, pas de retombées, ça c’est le sel MAIS … notre lettre n’est pas partie aux oubliettes et ça c’est le sucre. Elle a été épluchée attentivement. Je l’ai vue cette lettre, toute annotée de bleu, de rose et de jaune avec des numéros d’ordre de faisabilité, apposées devant chaque rue pour laquelle nous demandions la mise en place d’un contre-sens. L’affaire suit donc son cours. Limoges-Métropole, en liaison avec les services de la municipalité espère faire avancer doucement le dossier.

A présent, le sel

Premier point : il n’existe toujours pas de ligne budgétaire spécial vélo dans le budget de la municipalité. Les responsables de la voirie font ce qu’ils peuvent avec l’argent qui sert à tout ce qui concerne la voirie. Tant qu’il en sera ainsi, ils ne pourront que bricoler et tout dépendra de leur bon vouloir concernant ce transport doux. Tant qu’il en sera ainsi, on sera bien obligé de constater que le vélo, chez les élus de la municipalité limougeaude, reste le parent pauvre des transports doux, une lubie de gentils utopistes qui n’ont toujours pas compris que le vélo à Limoges, avec ses TERRIBLES côtes, ne concernera jamais plus qu’une poignée de jeunes gens sportifs.

Second point : Là, il s’agit juste de mon ressenti quant à l’image que les décideurs se font du vélo. Durant la réunion de ce comité, j’ai été frappée par le peu de confiance que nous autres cyclistes inspirions à l’assistance. Je ne peux dire exactement qui étaient les gens présents : quelques élus et divers responsables. Cette assistance, composée d’une bonne trentaine de messieurs, dont beaucoup d’un certain âge (le white Old Male Power), et de trois femmes, ne représente pas du tout, à mon avis, les évolutions en cours.

Quand il a été question des comportements des différents usagers de la voirie, le consensus était quasi-général sur le fait que les cyclistes roulent n’importe comment et grillent systématiquement les feux, quel que soit leur âge. J’ai demandé s’il existait des chiffres prouvant qu’effectivement les cyclistes se mettaient systématiquement en danger … aucun chiffre, juste une impression générale à laquelle tous ces automobilistes croyaient mordicus, à commencer par le représentant de la police nationale. Ce dernier m’a particulièrement surprise. Quelques instants auparavant, il avait expliqué avec assurance à un vieux monsieur qui trouvait que les voitures roulaient trop vite rue Ernest Ruben qu’il s’agissait là d’une impression, d’un vécu de piéton ne correspondant pas à la réalité objective. Cela ne l’a pas empêché peu après de faire passer son vécu d’automobiliste pour une realité objective. Il s’est tourné vers moi et m’a affirmé que si les cyclistes n’avaient pas plus d’accidents en ville, c’était UNIQUEMENT grâce au sang froid des automobilistes. Stupéfiant.

Le fait que les cyclistes ne soient impliqués dans aucun accident mortel ou grave à Limoges ? Le sang-froid des automobilistes ! Le fait qu’à Paris, malgré l’augmentation constante des cyclistes, le nombre de morts à vélo reste stable (5 par an) ? Le sang froid des automobilistes !

J’ai pris conscience alors à quel point la cause du vélo à Limoges n’était pas acquise dans l’esprit des décideurs et responsables de tous poils. Le vélo reste à leurs yeux un transport d’olibrius qui casse les pieds à tout le monde, autrement dit aux automobilistes, qui dans leur grande bonté, se contraignent à ralentir et à s’écarter pour ne pas les écraser, ce dont nous sommes priés de leur être fort reconnaissants.

Le point de vue du cycliste, fétu de paille sans protection, est occulté par ces messieurs. Le cycliste coincé dans les pots d’échappement, toujours aux aguets pour éviter de se prendre une portière, subissant les trompettes des klaxons vrillant douloureusement ses oreilles … ce point de vue est ignoré par ces messieurs. Le cycliste est un géneur qui a le toupet, quand une automobile s’est donnée un mal de chien pour le doubler, de la redépasser au feu suivant. Le cycliste est un géneur, obligeant les automobilistes, horreur des horreurs,  à RALENTIR.

Une seule solution pour que cette vision des choses évolue : être de plus en plus nombreux en ville et obtenir que, très vite, nos petites infractions au code de la route conçu pour les voitures, deviennent légales comme elles le sont déjà dans plusieurs villes.

Il est logique qu’à un feu rouge, le cycliste tourne à droite. Il évite ainsi de le faire au vert avec le flot des autos et se met ainsi moins en danger.

Il est urgent que le code de la route intègre le fait qu’un vélo n’est pas une voiture. Le code de la rue prévu pour 2010 dans toute la France ira dans ce sens et nos « amis » automobilistes comprendront alors que parfois, la seule façon de se protéger pour un vélo est bel et bien de commettre une infraction. Ces dernières seront enfin autorisées !

Je ne vous cache pas que ce qui m’a le plus inquiétée au sortir de cette réunion, c’est le représentant de la police nationale ! Je comprends mieux à présent ce qui est arrivé à mon fils, fouillé au corps sur le trottoir devant tout le monde par des policiers qui l’ont également contraint de vider son sac … parce que, à vélo, il venait de rouler sur un trottoir. Le jour où la police, à Limoges, fouillera au corps les automobilistes qui se garent n’importe où, grillent des feux ou doublent un vélo en le frôlant de très près, je saurai que le vélo est enfin reconnu et respecté comme il doit l’être c’est-à-dire comme un transport citoyen, respectueux de l’environnement et de la vie d’autrui tandis que l’auto est enfin considérée comme elle doit l’être : une machine polluante, principale cause des morts violentes en France et des mutilations handicapant chaque année des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et … d’enfants.

Suite à nos demandes, voici la réponse de la mairie en date du 12 janvier 2009

J’ai reçu une réponse détaillée de la mairie, datée du 12 janvier, suite à nos demandes de contre-sens, sas et voies cyclables aux abords d’Ester. Je la considère comme positive dans l’ensemble. Mais évidemment, c’est une question de verre à moitié plein ou  à moitié vide ! Je serai présente à la prochaine commission de circulation. La lettre semble dire qu’a priori, il n’y aura pas de nouveaux contresens cyclables avant la mise en place des zones 30. Mais, j’espère quand même que sur la vingtaine de demandes précises que nous avons soumises, nous obtiendrons quelques contresens. Sinon, la bonne nouvelle, pour moi, c’est la généralisation des sas ! ça va être jouissif de pouvoir aller jusqu’aux feux sans être obligés de se tortiller contre le trottoir ! L’autre bonne nouvelle, c’est la loi qui évolue en notre faveur et impose une extension des zones 30 avec contresens sytématiques. Bon, on est encore loin du refoulement de l’automobile. Pour cela, il faudra encore pas mal de vélorutions, à Limoges et dans toute la France. Alors, au 24 janvier !

Voici  la réponse, signée Stéphane Destruhaut, délégué-adjoint au maire :

« Madame La Présidente,

J’ai bien reçu votre courrier et vous remercie de m’avoir transmis votre travail et vos propositions d’aménagements cyclables qui vont dans le sens de notre collaboration pour la mise en place du schéma directeur des vélos.

En réponse, je vous informe que nous travaillons en priorité sur la mise en conformité des zones 30 avec le décret du 30 juillet 2008 pour l’échéance 2010.

Dans en second temps, la réflexion pourra être étendue à toutes les voies à sens unique.

Concernant le prolongement de l’itinéraire cyclable entre le carrefour des Arcades et Ester, il est prévu au budget prévisionnel 2009.

Par ailleurs, la généralisation des sas sera privilégiée. Une attention particulière sera observée pour l’aménagement des bandes cyclables à l’approche des feux.

Pour ce qui est du passage des vélos dans les couloirs de bus, il dépend essentiellement de la géométrie des voies et fait l’objet d’un avis de la TCL.

Dans tous les cas, les projets seront présentés en Commission de Circulation.

Espérant répondre à vos attentes, je vous prie d’agréer, Madame La Présidente, mes salutations distinguées.

Résolument optimiste à la suite de la réunion qui s’est déroulée à Limoges Métropole le mercredi 8 octobre 2008

Certains signes envoyés par nos élus me rendent résolument optimiste, ces temps-ci ! Je sais que certains d’entre nous sont plus circonspects que moi ! Je sais aussi que le temps n’est pas encore venu du vélo roi en ville ! Malgré tout ….Des choses se passent !

Ainsi, la promesse faite par Aline Biardeaud, vice-présidente de Limoges métropole concernant les boulevards extérieurs a été confirmée à cette réunion. Les voitures qui se garent à qui mieux mieux en plein sur la piste cyclable située sur le trottoir, vivent leurs derniers beaux jours. En novembre, des plots vont être posés partout leur interdisant l’accès au trottoir.

Je vois un signe intéressant dans cette décision. En effet, pour la première fois à ma connaissance dans l’histoire de Limoges, une décision est prise qui va contre le confort des automobilistes.

Je ne pense pas, d’ailleurs, que notre association y soit pour grand chose. Notre mérité premier est simplement d’exister et de démontrer que les cyclistes à Limoges ne sont pas virtuels et qu’ils rêvent d’y circuler en toute tranquillité. Je pense que la prise en compte des vélos est tout simplement dans l’air du temps : réchauffement climatique et baisse du pouvoir d’achat aidant, on commence un peu partout à réfléchir sérieusement à des alternatives à l’automobile … A Limoges aussi.

Nous ne sommes quand même pas inutiles pour autant en tant que « piqouzes de rappel » et aussi en tant que partenaires.

Cette réunion, initiée par madame Biardeaud avait, en effet, cela d’intéressant qu’il n’y a été question QUE du vélo et pas du vélo parmi tout un tas d’autres sujets.

Des représentants de Condat et d’Isle étaient là.

Pour Isle, c’est le maire qui s’est déplacé et nous a parlé de ce qu’il est en train de faire dans sa commune. Déjà deux kilomètres de pistes cyclables réalisés et une volonté farouche de continuer de plus bel. Isle cyclable était dans son programme électoral. Il a donc la légitimité d’agir et ne compte pas s’en priver. Je trouve cela très encourageant car il pourrait bien tirer Limoges vers le haut. Il réclame déjà une liaison correct entre son domaine cyclable et celui de Limoges.

Et nous, de véli-vélo, c’est-à-dire Jérome, Christiane et moi, nous avons pu nous exprimer largement. Jérome a rêvé tout haut d’une ville qui se montrerait beaucoup moins coulante avec les autos et limiterait drastiquement leur accès au centre. Dieu, en effet, que ce serait bien !

J’avoue que j’ai été plus modérée que lui, me contentant de marteler encore et toujours les deux mêmes demandes : transformer au maximum les jalonnements en vraies bandes cyclables se prolongeant jusqu’aux feux, avec un maximum de sas aux dits feux ! ET, mettre en place un maximum de contre-sens autorisés !

Et là … BONNE SURPRISE ! LE SAVIEZ-VOUS ? En 2010, les sens interdits deviendront autorisés aux cyclistes PARTOUT en France sauf dans les rues qui auront été déclarées interdites par arrêté municipal. Ce sont les débuts de l’instauration en France du fameux CODE DE LA RUE. Quand je vous disais qu’on est dans l’air du temps !

L’idéal sera, malgré tout, que ces contre-sens soient marqués au sol. De plus, pourquoi attendre deux ans ?

Là, c’est à nous de jouer. Faites remonter le nom des rues que vous verriez bien devenir des contre-sens cyclables. On nous a promis d’étudier nos propositions. Alors, au boulot ! Dites-nous tout sur les sens interdits qui vous bloquent dans les circuits que vous empruntez.

Moi, j’en vois un d’entrée : la rue Limosin qui permettrait de relier facilement le boulevard Gambetta à la place de la Motte.

Quand au prolongement des bandes cyclables jusqu’aux feux avec sas, les responsables de la voirie ne sont pas contre faire des essais de six mois pour voir si ça se passe bien. Alors même chose : on commence où ? Pourquoi pas par le prolongement jusqu’au feu que nous avons peint au sol rue Théodore Bac, lors de la dernière manif ? Dites-nous tout !

J’attends donc vos commentaires à la suite de cet article.

Marie, la présidente.

Bonnes vacances à vélo à Limoges, ou ailleurs…

Lundi 16 juin, nous avons rencontré Aline Biardeaud, vice-présidente de Limoges-Métropole et Patrick Tardieux, responsable de la circulation. Cette réunion nous a permis d’être clairement identifiés par les responsables locaux. Ils ont déclaré souhaiter travailler en partenariat avec véli- vélo et se montrent, disent-ils, prêts à nous écouter et à intégrer chaque fois que possible, nos propositions. Détail de la réunion : consultez le C.R n°6

Nous attendons la rentrée pour repartir, frais et dispos à l’assaut des rues de la ville.

Nous vous proposons de nous retrouver pour une réunion de lancement de la nouvelle année scolaire samedi 13 septembre. L’idée serait de tester ce jour-là les parcours vélo déjà mis en place afin de signaler les améliorations à faire. On vous relancera à propos de tout ça, début septembre.

Bonnes vacances à ceux qui en prennent, bon courage aux autres !

Pour ceux qui voudraient s’entrainer, téléchargez le plan en cliquant sur la vignette ci-dessous :

Plan des pistes vélocité, Véli vélo Limoges