Archives de catégorie : Et aussi…

Pistes cyclables : un collectif marseillais obtient gain de cause devant les tribunaux

L’AFP rapporte que face au nombre restreint d’infrastructures cyclables à Marseille (Bouches-du-Rhône), le collectif Vélo en ville se tourne progressivement vers la justice afin d’obtenir l’application de la réglementation favorable aux cyclistes. Fin janvier, le tribunal administratif a rendu un premier jugement en faveur de l’association.
Le 23 janvier 2012, le collectif a eu gain de cause devant le tribunal administratif concernant la rénovation de cinq voies sur lesquelles aucune piste cyclable n’avait été prévue. S’appuyant sur l’article L.228-2 du code de l’environnement, qui stipule qu’« à l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines (…) doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements », le tribunal a ordonné à MPM de prendre « une nouvelle décision dans un délai de trois mois ».
Une première victoire judiciaire qui a encouragé l’association à déposer un deuxième recours, concernant le nouveau boulevard circulaire.

Que 2012 concrétise vos projets de vélo !

Véli-vélo existe depuis 1993, l’association est présente dans de nombreuses actions et réunions. Certains pensent qu’elle sert d’alibi à l’agglomération, j’espère qu’elle nous prouvera cette année  le contraire, car depuis presque 20 ans les démarches d’intégration des vélos dans les aménagements routiers ne sont toujours pas devenus un automatisme. S’agit-il des tentatives de découragement ? Dans ce cas, c’est peine perdu, lorsque je croise d’autres vélos, il m’arrive de découvrir de nouvelles têtes, qui se révèlent être des anciens de Véli-vélo !
L’agglo  fait cela dit des efforts, en 2010 création de 20 doubles sens cyclables, pour 2012 projet de double sens cyclable de la rue F Chenieux (à compter de mi-mars 2012).
J’espère aussi que nos propositions d’experts utilisateurs seront entendues, que nous serons consultés et entendus lors du remaniement de chaussées et changement d’assiettes afin améliorer nos conditions de circulation. Nous appartenons au réseau FUB (fédération des Usagers de la Bicyclette), notre démarche de promotion du vélo s’appuie également sur les propositions de la FUB.
Après avoir parcouru Limoges de long en large depuis 5 ans c’est sûrement en aménageant des portions de parcours facilitateurs que l’on verra croître plus rapidement le nombre de vélos. Un autre axe à ne pas négliger concerne la sécurisation des parcours vélo sur des voies à trafic important, je pense à l’avenue du Général Leclerc, Lattre de Tassigny, …, et au Boulevard en bord de Vienne.
Pour ces raisons, nous ne pouvons que vous proposer de suivre ces quelques conseils, en attendant d’avoir un aménagement sécurisant :
– utilisez des lumières efficaces dès la tombée de la nuit (code de la route)
– avertissez les piétons de votre arrivée à l’aide d’une sonnette (code de la route)
– utilisez un écarteur de danger
– portez un gilet jaune offert par l’association à votre adhésion (code de la route hors agglomération en cas de mauvaise visibilité et la nuit)
– utilisez un casque pour vous protéger en cas de chute impromptue
En 2011, nous avons expérimenté le prêt  de vélos avec prestation d’assistance. En très peu de temps, nos 3 montures ont trouvé un locataire. Notre public est essentiellement de passage pour étude sur Limoges, nous avons d’ores et déjà signé un partenariat avec le Crous de la Borie pour mutualiser un local. Reste à monter en puissance pour offrir un service permettant de répondre à une demande certaine des étudiants.

Liens provenant de mails d’adhérents

– article sur le plan vélo national
 – une idée des lumières
casque
– subventions vélos électriques :
écovélo
véloscoot
Ville de Rodez
– Parcours de VTT sur l’agglo
– une vidéo parisienne qui révèle le comportement que peuvent avoir une minorité de  personnes sur le Limousin, l’angle mort existe aussi chez nous mais avec la densité de trafic en moins.

Si vous êtes convaincus des bienfaits du vélo, adhérez à Véli-vélo

Nos adhérents sont passés en 5 ans d’une douzaine à plus de 60 fin 2011, sans compter les quelques 200 sympathisants utilisateurs du vélo. Venez rejoindre nos rangs en participant à l’AG du 3 février 2012

Fête de l’énergie, ce mercredi 19 octobre à Limoges !!!

Pour la deuxième édition de la fête nationale de l’énergie organisée par l’ADEME et portée par les Espaces Info Énergie, l’EIE de Limousin Nature Environnement organise le Rallye de l’énergie le Mercredi 19 Octobre.

Dès 9h le matin, les conseillers INFO ÉNERGIE vous accueillent sur la place des Bancs pour un « café croissant » offert afin d’entamer la discussion autour de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables. Ce sera l’occasion d’échanger sur l’avenir de l’énergie, de mieux se connaître et surtout de se réchauffer autour d’un bon café.

A partir de 14h et jusqu’à 17h, rendez-vous à la Maison de la Nature (11 rue Jauvion) pour le Rallye de l’énergie. Au travers de différents points répartis dans le centre ville, vous découvrirez l’ensemble des structures œuvrant dans le sens d’un développement plus durable et du recours à l’énergie dans notre région : Lycée TurgotEspace Info EnergieDREALDirection de la Propreté,Opération Cœur de LimogesPCETAgenda 21Pôle Eco Construction et ADEME.

Un livret vous sera remit avec une carte détaillant les structures et le parcours à réaliser. Il intégrera également un quizz dont les réponses se trouveront dans les structures. Tous les conseillers régionaux présents sur chaque site ainsi que certains chargés de mission vous donneront les clés pour y répondre.

Ce sera également l’occasion de visualiser l’exceptionnelle exposition photographique sur l’énergie de l’association Good Planet (Yann Arthus Bertrand) et de gagner de nombreux lots pour vous faire économiser l’énergie (tirage au sort).

 La journée sera également animée par la troupe de théâtre Cortex Circus (animations de rue, échassier, clowns…)

Pour participer, rendez-vous à 14h le 19 octobre, 11 rue Jauvion, Maison de la Nature.

Renseignements au             05 55 14 88 42      .

L’ensemble des animations est gratuit.

La possibilité sera laissé au public de faire ou de refaire le rallye sans la présence des conseillers ni des chargés de mission dès le mercredi matin et jusqu’au vendredi soir sous réserve de l’acceptation des différentes structures.
http://infoenergielimousin.over-blog.com/

Les francophonies, en bus, à pied ou à vélo

Invitation au voyage au départ de Limoges ! Du 28 septembre au 8 octobre 2011, le Festival des Francophonies en Limousin vous propose un tour d’horizon du spectacle vivant francophone : artistes du Burkina Faso, de Suisse, du Niger, de Belgique, du Canada, du Congo… et d’Afghanistan ! Du théâtre, de la danse et de la musique avec bien plus qu’une langue en partage. Un tarif unique à 10€ pour tous les spectacles, sans oublier les évènements gratuits, chaque soir à partir de 18h au coeur du Festival, dans le Magic Mirrors situé près de la gare. Embarquement immédiat !

www.lesfrancophonies.com

la mort d’une oie blanche

(Je publie cet article dans la catégorie : tribune libre, espace d’expression laissé aux adhérents qui y expriment des opinions sujettes à débat)

La mairie de Limoges a publié l’an passé et distribué à qui voulait, un magnifique plan de Limoges Cyclable. Ce plan annonçait fièrement 40 kms de voies cyclables et bientôt … 80 !

Ah, si c’était vrai ! Si ce plan correspondait vraiment à une circulation facilitée et sécurisée pour nos bécanes.

Malheureusement, il faut bien se mettre dans la tête que madame Biardeaud, vice-présidente de Limoges métropole et adjointe au maire chargée de l’agenda 21 et donc des vélos, n’est motivée que par la communication. Cette dame qui, de toute façon, n’a aucun pouvoir décisionnaire, parle à qui veut l’entendre de son rêve : voir fleurir partout à Limoges des vélos montés par tout un chacun : jeunes gens sportifs mais aussi mères de famille, enfants, vieilles dames, vieux messieurs …

Elle ne manque pas de rajouter qu’elle, personnellement, ne fait jamais de vélo ce qui ajoute encore au mérite de son action. Je me souviens de cette envolée il y a trois ans dans une réunion de l’agenda 21 : j’avais été emballée, me disant, in petto, qu’avec une pareille alliée, les voies cyclables allaient bientôt pulluler dans toute la ville et, partant, les vélos, d’après la loi vérifiée selon laquelle l’offre appelle l’usage. J’y ai cru et me suis appuyée mon lot de réunions insipides dans l’espoir de voir peu à peu les promesses verbales, ou parfois écrites, devenir réalité. J’étais alors une oie blanche, toute fraîche débarquée à Limoges, ravie de me retrouver en terre de gauche donc en terre soucieuse d’écologie et de réduction de la circulation automobile. Assimiler la gauche traditionnelle à l’écologie est absurde, je le sais à présent et j’ai un peu honte d’avoir pu être aussi naïve. Comme quoi, même passé quarante ans, rien de tel que d’aller jouer un peu sur le terrain des politiques, pour grandir.

Pour oser promettre par écrit et ne pas tenir, il faut vraiment être sûr de soi et de son ancrage. Je sais cela à présent et aussi que les promesses même écrites n’engagent que les crétines dans mon genre qui pensent y voir l’aboutissement de leurs efforts. Les paroles s’envolent, les écrits aussi, qu’on se le dise ! C’est le cas en tout cas, quand on a affaire à une municipalité solidement établie et fermement décidée à n’accepter qu’au compte-goutte les suggestions venant d’ailleurs que de son propre microcosme, vivier, cercle …ou Dieu sait comment appeler cette équipe qui nous gouverne ici.

Le pire c’est que dans de nombreux domaines, monsieur Rodet et ces adjoints font du bon travail. Nouvelle venue à Limoges je l’ai souvent entendu d’authentiques Limougeauds enchantés des nombreuses améliorations apportées à leur ville depuis plusieurs décennies. Je m’en réjouis, bien sûr, car je profite avec plaisir de tous les aspects agréables de notre ville. Je suis seulement désolée que l’ouverture de la ville aux vélos ne fassent pas partie des préoccupations de notre maire. Si c’était le cas, et au regard de son efficacité sur d’autres dossiers, il y a beau temps que Limoges aurait son réseau cyclable, sécurisé et pensé intelligemment, c’est-à-dire selon la logique cycliste qui n’a rien à voir avec la logique automobile.

Le cycliste va au plus court et au moins pentu : il a donc besoin de circuits ne tenant aucun compte d’interdictions qui ne devraient en aucun cas le concerner puisqu’il est un véhicule lent, léger, très peu dangereux pour autrui, pas du tout pour les conducteurs bien protégés par leur tonne d’acier et dans tous les cas bien plus proche du piéton que de l’automobile. Il doit être autorisé à ignorer certains feux, et nombre de sens interdits. Il doit pouvoir, quand il est sur les grands axes, se sentir en sécurité sur des pistes suffisamment larges et protégés des voitures par des plots et avoir accès, à tous les gros carrefours, à des sas lui permettant d’attendre le feu vert bien visible devant les voitures et non à côté d’elles. Si on ne lui met pas cela en place, le cycliste biaise et commet infraction sur infraction : il monte sur les trottoirs, prend les sens interdits, se faufile en se mettant en danger, bref, devient casse cou et casse pied car imprévisible. Alors, il se met à avoir mauvaise réputation, comme je m’en suis rendu compte à certaines réunions du comité consultatif de circulation auxquelles j’ai assisté et où, l’assemblée, composée essentiellement de vieux messieurs très attachés à leurs autos, reprochaient vivement aux cyclistes limougeauds leur inconscience … cette inconscience due en fait à l’absence d’une logique de circulation spécial vélo. Si cette logique existait et était indiquée par des panneaux et marquages au sol adéquats, elle serait vite assimilée par les voitures et leur éviterait la mauvaise surprise de se retrouver nez à nez avec un vélo imprévu.

Ah ! Si monsieur Rodet avait pris conscience de cela, outre de son devoir en faveur de l’environnement ! Las ! Il n’en a cure. Pis ! Il est convaincu que la pratique du vélo ne pourra jamais se développer dans son fief et que par conséquent, il n’a pas à s’en soucier. Du coup, Limoges ne met en place que ce qui est rendu obligatoire par les lois nationales ou européennes comme l’adoption du code de la rue devenu obligatoire en 2010. Dieu merci, à Paris et Bruxelles, on se soucie du vélo. Du coup, Limoges est bien obligée de faire quelque chose. Mais hélas, la ville se contente à chaque fois du minimum. Et tant pis si, du coup, Le Limousin se voit taxé une fois de plus de ringardise. Pas grave, on a l’habitude !

Grâce au code de la rue, nous avons vu, en juillet, naître quelques contre sens cyclables rendus obligatoires dans les zones 30 (espaces piétonniers ou ralentis). Et j’en suis ravie car je me rends à présent facilement place de la République, en évitant des détours logiques pour des autos mais aberrants pour des vélos, sans risquer désormais de PV. (oui, je prenais auparavant ces mêmes itinéraires désormais autorisés et risquais à chaque fois de payer le prix fort en cas de rencontre malencontreuse avec un de ces policiers zélés qui, à Limoges, s’acharnent sur les vélos beaucoup plus que sur les autos stationnées n’importe où, même et y compris sur les rares voies cyclables).

Je ne me fais aucune illusion : avec ou sans véli-vélo, ces contre-sens auraient vu le jour. Nos suggestions, les dossiers archi-documentés que l’association a réalisés à la demande de madame Biardeaud, et qui ont demandé à David, Jérome, Thierry et d’autres, un énorme boulot, n’ont rien changé. En fin de compte, la mairie ne fait jamais rien de plus que ce qu’elle a déjà décidé de faire.

C’est ce que je me suis permis de dire, lors de l’AG du 21 janvier. Toutes ces réunions auxquelles véli-vélo est conviée sont l’alibi qui permet à la municipalité de mettre en avant son souci du dialogue. En fait, à l’arrivée, nous n’obtenons strictement rien de plus que ce qui a déjà été décidé. Or, comme ce qui a été décidé en haut lieu est de ne laisser aux vélos qu’une place marginale, n’entravant en aucune façon la circulation ni le stationnement des automobiles, il faut se rendre à l’évidence : le vélo ne pourra rester que marginal à Limoges et ne concerner que des adultes mûrs, en bonne santé physique et très majoritairement de sexe masculin. Nous ne risquons pas de voir naître ce Limoges dont rêvait soi-disant madame Biardeaud. Nous ne risquons pas de voir les enfants arriver à l’école à vélo avec des mamans ou des papas ravis d’éviter ainsi de prendre leurs automobiles, ni les vieilles dames s’en aller guillerettes faire leurs courses, rassurées par l’existence de couloirs cyclables sécurisés.

Je me fais des idées, je suis devenue une vieille cycliste amère, aigrie et désabusée ? Limoges, mine de rien est en train de devenir le paradis des vélos ?

S’il faut un preuve pour illustrer ce que j’avance, j’en ai une énorme. Il s’agit des importants travaux en cours rue Ernest Ruben, dont je vais toucher un mot dans un autre article. Je dirai juste ici que cette rue qui sur le plan cyclable cité plus haut, figure comme un axe important de la circulation cycliste est en train d’être entièrement refaite de la pire des façons, en ce qui nous concerne.

Je termine ici mon jet de bile et vous souhaite malgré tout à tous d’agréables pérégrinations sur deux roues.

Marie Wilhelm-Labat, ex-présidente de véli-vélo, et future victime d’un ulcère.