une voie verte à Limoges, seconde partie : le sud !

Suite de nos pérégrinations le long de l’Aurence. Pour lire le compte-rendu de la première balade au nord c’est en cliquant ici.

Cette fois il s’agit de faire une reconnaissance du sud de la possible voie verte avec pour objectif de s’approcher de la forêt des Vaseix puis au retour de s’inviter dans la ville par une coulée verte qui s’ignore encore.  Balade d’un peu plus de 20km, relativement plane mais avec des passages dans certains chemins qui sont plus dessinés par les vaches et les taupes que pour les roues de vélos.

Itinéraire et profil de la sortie :

Départ de l’atelier de la Bastide à 17h30 pour notre petit groupe, direction le parc de l’Aurence III (enfin celui avec les animaux et le petit lac). Sur cette partie de l’itinéraire nous sommes rapidement confrontés à la première discontinuité du tracé sur chemins et voies sans circulations. De la rue du Mas Gigou à la D947 (Limoges-Couzeix) il n’existe pas aujourd’hui de solution satisfaisante. Pourtant sur le papier le domaine du Mas de l’Âge pourrait être une bonne alternative. Passé ce « verrou », nous voilà le long de l’Aurence, en limite de la ville dense et pourtant dans une vallée qui nous dépayse complètement.

Le passage vers le parc de l’Aurence II (le retour) propose une activité ludique : le casse tête pour savoir comment passer la barrière avec son vélo. Les uns glissent une roue entre deux barreaux, les autres lèvent la roue avant, enfin certains préfèrent carrément prendre le vélo sur l’épaule !

C’est d’ailleurs un des constats de cette sortie, sur cet itinéraire de nombreux aménagements demanderaient quelques modifications pour être adaptés à une fréquentation par les cyclistes en toute sécurité et confort. Par exemple les nombreuses passerelles qui proposent des marches trop prononcées.

Pour arriver au parc du Mas Jambost il faut passer de l’autre coté de la D941 (la route de Saint-Junien/Angoulême). A l’aller nous testons l’option chemin qui demande de descendre un escalier puis d’en remonter un autre après un passage par un ponton très étroit sous le pont… autant dire que pour une voie verte vélo ce n’est pas un itinéraire à privilégier tant le risque de congestion et les complications pour des familles avec enfants seront de la partie.

Après la traversée du parc (du Mas-Jambost donc) nous prenons des chemins qui longent l’Aurence presque jusqu’à la D79 (ancienne route d’Aixe-sur-Vienne), où nous bifurquons sur un chemin le long du Couderchet. Ici la vallée est plus ouverte mais l’ambiance est toujours aussi agréable, un peu moins rafraîchissante que précédemment avec une luminosité plus présente sur les paysages alentours. Par contre le chemin devient lui de moins en moins agréable à rouler et régulièrement presque mono-trace.

Par endroit les rives de l’Aurence témoignent de la force du cours d’eau en hiver, avec des effondrements de berges qui nécessiteront sans doute une intervention sous peine de ne plus pouvoir pratiquer le chemin dans quelques hivers.

Sur le papier le Couderchet nous amène aux portes de la forêt des Vaseix, mais pour cette sortie il faut savoir rester raisonnable et nous bifurquons vers le chemin du retour via le lotissement de Teytejeaud.

Nous prenons la voie verte sur le bord de la D79 qui s’arrête brusquement avant le pont sur l’Aurence, livrant les cyclistes à eux-mêmes sans qu’il y ait la moindre indication sur comment s’insérer dans le trafic !

Ce bel exemple de non-sens derrière nous, nous reprenons le fil de l’Aurence avec le passage par une passerelle dont la remontée en vélo demanderait plus d’agilité que ce dont nous sommes capables (en descente difficile de la conseiller ça secoue et les orties vous attendent en cas de chute!). Point positif : la passerelle est aujourd’hui en très mauvais état avec plusieurs tronçons effondrés et va donc être rénovée. Point interrogatif : la prochaine version sera-t-elle adaptée aux vélos ?

La traversée de la route d’Angoulême est cette fois effectuée par la route avec un enchaînement de ronds-points pour éviter les escaliers et le passage étroit sous le pont. C’est plus roulant mais il y a ici nécessité de proposer un aménagement sécurisant pour les cyclistes.

Nous quittons ensuite l’Aurence pour remonter par le parc du Talweg puis celui de la Borie. Car oui il est possible depuis l’Aurence de retourner en centre ville (et donc inversement) sans avoir à affronter des dénivelés importants. La montée est régulière et accessible à tous. 

Le parc de la Borie, côté forêt permet d’approcher au plus près la ville (nous arrivons sur l’avenue Albert Thomas, à une encablure du carrefour du 8 mai). Dommage que des travaux récents aient laissé une partie de la forêt dans un état difficile à circuler, que ce soit à vélo, à pieds ou avec une poussette…

Nous prenons ensuite un itinéraire en ville pour rejoindre la Bastide via la rue des Ruchoux et la rue des Tuilières et pouvons savourer quelques boissons locales pour discuter de la sortie réalisée.

En guise de bilan de ces deux sorties sur les bords de l’Aurence (et du Couderchet). Il existe à Limoges une vallée qui permet de faire du Nord à l’Ouest de la ville un peu plus de 17 kilomètres aller sans gros relief. De circuler sans circulations et dans un cadre naturel entre la zone-nord, les quartiers de Beaune-les-Mines, Beaubreuil, la Bastide, Le Vigenal, L’Aurence, le centre-ville mais aussi Chaptelat, Couzeix et Isle et jusqu’à la forêt des Vaseix. Bien sur il y a ponctuellement besoin de reprendre quelques passages, signaler des traversée, élargir des chemins… mais le gisement est là !

A suivre donc prochainement des propositions pour la voie verte de l’Aurence et du Couderchet !

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