Archives de catégorie : Propositions

Demande d’aménagement cyclable entre la rue des pénitents blancs et la rue Charles Gide

Cette étude a été déposée en mairie, à la préfecture et à la DREAL le mercredi 17 février 2012

1 Analyse de l’existant

Les rue Charles Gide et rue des Pénitents Blancs sont en sens unique respectivement sur 30m et 50m environ.
La rue Charles Gide permet d’accéder à la Dreal associé au bâtiment le Pastel, ainsi qu’à la cité des métiers, lorsque l’on arrive de l’Avenue des Bénédictins, ou de l’allée de Seto en venant de la gare.
La rue des Pénitents Blancs permet d’accéder à l’avenue des Bénédictins sans avoir à passer par la place Jourdan.

L’aménagement proposé interdit l’accès direct à la gare aux usagers venant du boulevard de la cité, et à ceux qui viennent de Panazol en passant par le pont neuf. Il interdit également l’accès dans l’autre sens aux personnes sortant de la gare ou habitant le quartier Montplaisir à rejoindre directement le centre-ville par le boulevard de la cité.
     1.1 Illustration de la rue Charles Gide

  1.2 Illustration de la rue des Pénitents Blancs

2 Demande d’amélioration

                2.1 Aménagement de rue Charles Gide
L’association véli-vélo souhaiterait une continuité de trajet entre le boulevard de la cité vers la gare des bénédictins en aménageant un double sens cyclable rue Charles Gilde dans un souci de sécurité et de rapidité d’accès, les modalité de réalisation pourraient être définis en concertation entre l’association et les services techniques de l’agglomération.


Bien entendu, il faudra positionner une balise de STOP en bout de la rue avec un panonceau obligeant les cyclistes à traverser en même temps que le feu piétons

2.2 Aménagement de la rue des Pénitents Blancs

L’association véli-vélo souhaiterait une continuité de trajet entre la gare des bénédictins (en passant par l’allée de SETO) et le boulevard de la cité en aménageant une bande cyclable sur le trottoir du haut de la rue des Pénitents Blancs dans un souci de sécurité et de rapidité d’accès.

Conclusion

Le projet décrit met en valeur les faibles déclivités du terrain et un nombre des véhicules moins élevé que sur l’avenue du Général de Gaulle, place Jourdan…
Cet itinéraire serait à privilégier pour les cyclistes venant ou allant à la gare et partant ou désirant aller sur Panazol ou le centre-ville côté hôtel de ville ou hôtel de région.
L’accès à la gare s’en voit valorisé développant l’inter-modalité et ceci en vue de l’arrivée de la future Ligne à Grande Vitesse.
Le projet ne supprime aucune place de stationnement. Aucuns travaux lourds de voirie ne sont requis. Nous espérons donc que cet aménagement sera réalisé ce qui permettra de créer 70m de voie cyclable utile et sécurisée.

La rue françois Chénieux en sens unique sauf pour les vélos !

Vous l’avez peut-être remarqué dans le Populaire de mercredi dernier  le populaire) mais une expérimentation aurait du avoir lieu à partir 16 janvier 2012 et cela pendant 6 mois, il semble que l’expérimentation ssoit reportée après les soldes. Mais de quoi s’agit-il ? Et bien pour faciliter et d’optimiser les déplacements de la ligne 1 des TCL, la rue François Chénieux sera à sens unique (montant) entre la place Denis Dussoubs et le rectorat.

La raison ? Des embouteillages très fréquents sur cette partie de rue, dûs en partie au feu. Qui ne s’est jamais fait prendre au jeu de l’embouteillage lorsque l’on s’est engouffré en voiture dans la rue François Chénieux ?

Cette modification de la circulation suit la logique de continuité des tracés cyclables. L’accès des vélos venant de la place Carnot en direction du coeur de centre ville s’en trouve facilité, le prolongement de la rue François Chénieux s’effectue alors  par le fameux double sens cyclable de la rue Adrien du Boucher.

Quel itinéraire faut-il prendre en voiture ? La décision est à prendre relativement tôt dans votre progression vers le centre ville de Limoges. Le mieux est de réagir dès la place Carnot, et d’emprunter la rue Adrien Tarrade, puis Gustave Nadaud en face de la gare des charentes pour rejoindre la rue de la fonderie et bernard Palissy, si l’on souhaite rejoindre la place Churchill.

Pour se rapprocher de l’avenue de la Libération, deuxième variante toujours de Carnot, cette fois ci empruntez l’avenue Garibaldi. Enfin pour les étourdis ou les habitants du quartier Francois Chénieux, un demi-tour est possible devant le rectorat ou une boucle par Jules Noriac.avec un échappatoire par la rue Cruveiller-garibaldi/coopérateur+fonderie.

Circulation dans certaines allées des parcs municipaux, qu’en pensez-vous?

Voici, à travers le courrier qu’il a envoyé à la mairie, le récit de la déconvenue d’un adhérent :

« Monsieur le Maire de Limoges,

Depuis 8 ans, je me rends presque tous les jours au travail à vélo, du Vigenal jusqu’à la Bastide, en passant par le haut du parc de l’Aurence le long du cimetière, sur la grande allée en terre battue qui débouche sur le parking du parc des expositions. Cet itinéraire me fait économiser 1.5 km par rapport au Boulevard du Vigenal, beaucoup de temps à cause du carrefour des Arcades très long à passer à vélo, et surtout cela me permet de me déplacer en toute sécurité car le haut de le rue du général Leclerc, entre les Arcades et la Bastide, ne dispose pas de piste cyclable et ce tronçon est réellement très dangereux pour les vélos.

Or mercredi 6 avril 2011 à 14h00, je me suis fait arrêter au parc de l’Aurence par deux agents municipaux en VTT (les agents n° 114 et 135), qui m’ont expliqué que le règlement intérieur du parc interdisait les vélos. J’ai vérifié que ceci était bien vrai, et je découvre que je circule hors la loi 4 fois par jour, depuis 8 ans. Les agents ont pris mon identité et m’ont interdit de reprendre ce chemin sous peine de poursuites, ils m’imposent de prendre la route du boulevard. Ils m’ont avoué qu’ils toléraient uniquement les enfants à vélo dans les parcs.

Je tiens à vous signaler que quelques années auparavant j’avais déjà croisé à plusieurs reprises la police municipale à VTT, et que nous avions toujours échangé un cordial « bonjour ». Je suis donc surpris et déçu de ce changement d’attitude, et de la nouvelle politique de circulation écologique de la municipalité qui semble transparaitre par la voix des policiers. Pourriez-vous, je vous prie, éclaircir votre position concernant la traversée des allées des parcs par les cyclistes afin d’éviter la route.

Aussi, afin de ne plus circuler en infraction, je me permets de vous demander si vous envisagez à court terme de tolérer les vélos dans la grande allée du parc de l’Aurence, de la même manière que cela est réalisé avec succès dans certaines allées du bois de La Bastide et à Uzurat.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer Monsieur le Maire, mes salutations respectueuses. »

Allée entre France 3 et le quatier du Vigenal

Et voici la réponse formulée quelques semaines plus tard par M. Destruhaut, adjoint au maire chargé des déplacements:

« Monsieur,

Par courriel cité en référence, vous dénoncez la verbalisation dont vous avez fait l’objet le 6 avril dernier en traversant le parc de l’Aurence à vélo.

Sans vouloir entrer dans la polémique, cette interpellation par les agents de la Police Municipale est semble-t-il intervenue suite au constat d’une vitesse jugée insécuritaire pour les autres usagers du parc, mais également suite aux propos tenus envers les intervenants.

Il est vrai que le règlement qui a été institué dans les parcs et jardins de la ville stipule que la circulation y est interdite, hormis sur un circuit balisé traversant le bois de la Bastide et la zone de loisirs d’Uzurat. Cette disposition est liée au fait que la multiplication des cyclistes dans les parcs et jardins pourrait représenter un danger pour les promeneurs, notamment pour les jeunes enfants.

Cependant, les itinéraires cyclistes sont bien pris en compte dans le concept de partage de la voirie sur Limoges car, conformément aux dispositions nationales, un Schéma Directeur des pistes cyclables a été réalisé par les services de Limoges Métropole et des couloirs réservés à ce mode de déplacement sont régulièrement matérialisés lors de la réfection de la chaussée.

En tout état de cause, il n’est pas envisagé de tolérer le passage des vélos dans la grande allée du parc de l’Aurence.

Soyez assuré, Monsieur, de ma considération la plus distinguée »

Sans influencer à priori la réaction que vous inspire cette réponse, nous aurions aimé connaître l’avis du plus grand nombre sur la question.
Merci donc de poster vos commentaires argumentés sur cet article !

Demande d’aménagement cyclable entre le rond point d’Ester et le palais des expositions

Voici le contenu du premier dossier déposé en mairie, nous espérons pouvoir être compris et aidé dans l’amélioration de nos conditions de circulation  lors du prochain comité de circulation et de sécurité dans les déplacements.

1 Analyse de l’existant

Les bandes cyclables sur l’avenue Jean Monnet qui permettent de relier la technopole Ester au Palais des expositions présentent un grand danger pour les cyclistes. Nous allons illustrer les 4 principales zones de danger sur cet axe.

1.1 Insertion sur l’avenue Jean Monnet sens ouest est

Les vélos doivent quitter la piste caillouteuse pour s’insérer sur l’avenue. Les cyclistes n’ont pas le temps de s’insérer sur l’avenue sans faire freiner les voitures. Après l’insertion la voie mesure 3.3m. Certaines voitures forcent le passage pour doubler alors que cela n’est pas possible.

1.2 Franchissement du pont de l’autoroute sens est ouest

Les vélos sont guidés par des pictogrammes au sol. L’itinéraire impose de rouler au milieu des deux voies du pont. Les véhicules qui viennent de droite coupent cette voie pour prendre le Boulevard Jean Monnet. Les véhicules qui viennent de gauche coupent cette voie pour prendre l’autoroute. Les cyclistes se trouvent pris en tenaille entre les deux flots de véhicules qui se croisent. Il arrive alors que les cyclistes soient doublés par la droite ou subissent une queue de poisson.

1.3 Rétrécissement de la voie cyclable au niveau du Zénith sens est ouest

La bande cyclable et la voie de circulation se rétrécissent brutalement. A l’endroit le plus étroit la voie mesure : 2m50 et la bande cyclable : 80cm hors marquage. En théorie les voitures ne doivent pas doubler car il est impossible de faire respecter la distance de sécurité de 1m. Mais les voitures doublent quand même en frôlant les cyclistes. Les camions sont obligés de rouler sur la bande cyclable, ce qui est interdit par le code de la route. Ils sont surpris de ne pas pouvoir doubler les cyclistes et ils sont obligés de freiner brutalement.

Nous rappelons ici les conclusions du CERTU (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques) concernant les bandes cyclables : « En ville, la largeur recommandée est de 1,50 m hors marquage en section courante. Pour le passage d’obstacles ponctuels, sauf impossibilité technique avérée, on évitera absolument de descendre en dessous de 1,00 m, hors marquage ».

On remarque qu’il n’y avait aucune impossibilité technique à créer une bande cyclable de 1m50 en rognant sur la pelouse à droite. Si un accident entre un cycliste est un véhicule survient à cet endroit, le conducteur du véhicule et le cycliste peuvent porter plainte contre l’aménageur qui n’a pas respecté les règles de construction de ce genre d’aménagement.

1.4 Bretelle d’insertion sur le boulevard Robert Schumann

La bretelle est en montée, les vélos l’abordent donc à vitesse réduite 10 à 15km/h. A cet endroit la vitesse autorisée est de 70km/h. L’insertion est donc très risquée.

2 Proposition d’aménagement cyclable

Au vue des dangers présentés, il est probable qu’un accident entre un vélo et un véhicule intervienne sur l’un de ces aménagements. Cet itinéraire est emprunté tous les jours, matin et soir, par des personnes qui travaillent sur la technopole Ester et par ceux qui souhaitent se rendre au bois de la Bastide. Lors des spectacles au zénith cet itinéraire est également très fréquenté par des piétons de nuit. La construction du nouveau centre aquatique va renforcer la circulation des familles avec poussette et enfants entre la Bastide et le centre aquatique.

L’association Véli Vélo demande donc un aménagement cyclable, à double sens, et d’un trottoir protégés sur l’ensemble du parcours entre le rond point d’Ester et le palais des expositions.

2.1 Aménagement du boulevard Robert Schumann

Actuellement le boulevard est aménagé avec un très large trottoir caillouteux. Une barrière coupe le trottoir en deux. La partie gauche n’est pas accessible aux piétons sans enjamber la barrière. Cela suggère que cette partie est donc réservée au stationnement mais le panneau d’interdiction de stationner B6A1 interdit le stationnement. Il faudrait donc rendre cet aménagement cohérent. Le trottoir caillouteux n’est pas autorisé aux vélos. De plus les cailloux sont coupants et entraineraient des crevaisons si les vélos étaient autorisés à y rouler.

L’aménagement proposé se compose donc d’une zone de partage piétons vélo à double sens (voir plan de coupe ci-après). Il faudrait décaler la barrière d’un mètre et réaliser une bande d’enrobé sur fondation légère pour la circulation des vélos. La bande cyclable doit être matérialisée par des lignes blanches et des pictogrammes tout au long de l’itinéraire afin d’assurer une bonne cohabitation entre piétons et cyclistes. L’espace restant peut être réservé au stationnement.

2.2 Aménagement de l’avenue Jean Monnet

Actuellement l’aménagement proposé est une zone de partage piétons vélos, à simple sens, sur du sol stabilisé. Cet aménagement est souvent boueux et provoque des crevaisons. La délimitation entre vélos et piétons n’est pas matérialisée.

L’association Véli Vélo demande l’aménagement d’une zone de partage piétons vélos, à double sens, protégée par la barrière existante (voir plan de coupe ci-dessous). Le sol stabilisé devra être recouvert d’une bande d’enrobé sur fondation légère. La bande cyclable doit être matérialisée par des lignes blanches et des pictogrammes tout au long de l’itinéraire.

2.3 Aménagement du pont de l’Autoroute

Les deux voies automobiles, du sens ouest est, ne sont pas nécessaires car il n’est pas possible de s’engager à deux voitures de front sur le rond point. La voie de droite peut donc être attribuée à une circulation des vélos à double sens, protégée par une nouvelle barrière. Les piétons restent alors sur le trottoir, protégés par la barrière existante. Cet aménagement  ne nécessite aucun travail sur les enrobés existants.

Le franchissement de la voie d’insertion sur l’autoroute devra être sécurisé par un feu tricolore. Le feu rouge sera  déclenché par un appui sur l’un des deux boutons poussoir (un dans chaque sens) actionné par les piétons et les vélos. Le temps du feu rouge pourra être relativement court de manière à ne pas ralentir le trafic automobile.

Conclusion

Le projet décrit est à la fois techniquement réaliste et économiquement réalisable. Les largeurs disponibles sont suffisantes, il n’est donc pas question d’empiéter sur la route. Le projet ne supprime aucune place de stationnement. Aucuns travaux lourds de voirie n’est requis. Nous espérons donc que cet aménagement sera réalisé ce qui permettra de créer 1,6km de voie cyclable utile et sécurisée.

comité de circulation et de sécurité dans les déplacements

Participation au Comité Consultatif de Circulation et de Sécurité dans les Déplacements du 16/11/2010

Objet de la réunion :

Mardi 16 novembre au matin, l’association était invitée par la Mairie, au même titre que d’autres représentants de la société civile, pour examiner des demandes formulées par des administrés, des personnes morales ou des services municipaux.

La réunion était animée par Stéphane Destruhaut, adjoint au Maire, avec l’appui technique de Jean-François Desfarges de la Direction Aménagements et Déplacements.
Parmi les participants, Pierre Lefort, adjoint au Maire, a pris une part active aux débats. De la même façon, Georges Delmont, vice président de l’Automobile Club Limousin s’est exprimé sur la plupart des dossiers. L’association Véli-Vélo était représentée par Jérôme Fraisse, son secrétaire.

La commission a examiné des demandes d’ordre divers (demandes de zones de livraison, de places handicapées, de sens uniques; problèmes de vitesses excessives, de stationnements illégaux ou anarchiques) dont certaines concernaient les vélos (places de stationnement) et d’autres les transports en commun.

La réunion a été également l’occasion de présenter le bilan de l’accidentologie en 2009.

Réponses aux demandes diverses :

Concernant les demandes de zones de livraison par des commerçants, elles ont été refusées afin de ne pas supprimer du stationnement, et parce qu’aucune plainte pour gêne occasionnée par des véhicules de livraison n’avait été relevée dans ces zones.

De la même façon, les demandes de places handicapés ont été refusées car situées dans des zones où leur réalisation est techniquement impossible pour des raisons de sécurité. De plus elles ne correspondaient pas à des besoins impérieux.

Un certain nombre de problèmes de vitesse excessive ont été relevés par des habitants puis mesurés par les services de la Mairie. Le constat des habitants ne correspond pas toujours à la réalité des mesures. Ces problèmes donneront lieu dans certains cas à la poursuite d’aménagements existants (« écluses » ou « coussins berlinois »). Dans d’autres cas, où les problèmes soulevés sont anecdotiques, aucun aménagement ne sera entrepris. L’association Véli-Vélo a proposé, pour certaines des axes évoquées, la création d’une voie cyclable pour réduire la voie automobile et ainsi créer un effet de ralentissement. Bien que moins onéreuses que d’autres solutions de ralentissement, ces propositions ont été rejetées car les itinéraires ne faisaient pas partie du schéma directeur des vélos ou n’étaient pas situés en « zone 30 » ou en « zone de rencontre ».

Des problèmes de stationnement illégaux ont été signalés sur le trottoir aux abords de l’arrêt de bus proche du Lycée Raoul Dautry. Pour garantir la sécurité des piétons lycéens, nombreux dans cette zone, il a été décidé de peindre en jaune la bordure du trottoir. D’autre part il a été également proposé de décentrer la ligne médiane de la rue au niveau de l’arrêt de bus pour permettre un dépassement plus sécurisé de ce dernier par les voitures.
D’autres problèmes de stationnements anarchiques dans le quartier de Beaubreuil n’ont pas donné lieu a une décision d’aménagement, ces problèmes relevant plus de l’incivisme que de l’illégalité.

Enfin, des demandes de mise à sens unique ont été approuvées, concernant des rues très étroites à usage résidentiel.

Mise en accessibilité de la ligne de trolleybus n°1 :

La ligne 1, dont une partie des arrêt étaient déjà rendus accessibles aux handicapés (trottoirs surhaussé au niveau du plancher du bus, bande rugueuse pour les malvoyants), va être aménagée de la même manière sur presque tous ses arrêts.
Ces aménagements ont donné lieu à des compromis internes à la Mairie, afin qu’ils suppriment le moins possible de places de stationnement.

Ajout d’arceaux de stationnement vélos :

La Direction Aménagements et Déplacements propose la création de nouveaux parcs à vélos.
On dénombrerait actuellement 49 sites pour 351 places sur l’ensemble de la ville.
Les aménagements proposés concerneraient 20 arceaux sur 7 nouveaux sites. Les lieux prévus sont : Cours Jourdan, Place Wilson, Champ de Juillet, Place Carnot, Place des Carmes, Base nautique des Casseaux, Place d’Aine.

L’association Véli-Vélo a salué cette initiative positive, bien que n’étant pas la demande la plus pressante des usagers du vélo.

M. Destruhaut a mis en avant le fait que de telles installations pouvaient constituer des obstacles pour les personnes à mobilité réduite, malvoyants notamment. Ce à quoi l’association Véli-Vélo a répondu qu’il s’agissait d’un mauvais prétexte pour ne pas faire d’installations. Pas plus que les stationnements automobiles, les parcs vélo n’ont évidemment pas vocation à être installés au milieu des itinéraires piétons.
M. Lefort, faisant part de son utilisation antérieure du vélo à Limoges, a expliqué que la liberté de ce mode de transport consistait en la possibilité de stationner n’importe où, même en l’absence d’installations dédiées. En réponse, l’association a expliqué que le mobilier urbain existant n’était pas toujours suffisant, ni bien placé, pour y stationner des vélos qui, pour leur sécurité, doivent toujours être attachés à un point fixe.

L’association a demandé s’il n’était pas possible de prévoir davantage d’arceaux que 3 en moyenne sur chacun des lieux envisagés. M. Desfarges a répondu que leur nombre pourra être augmenté en fonction de leur utilisation effective.

Bilan annuel de l’accidentologie 2009 :

M. Desfarges a présenté les statistiques des accidents en 2009 à Limoges en comparaison avec des chiffres nationaux.

On constate une amélioration par rapport à l’année 2008.
Les chiffrent montre une corrélation importante des accidents aux conditions climatiques (recrudescence en novembre par exemple). Par contre le volume du trafic n’a pas une incidence notable sur l’accidentologie (peu de variation entre les différents jours de la semaine).
Malheureusement les 2 roues et les piétons paient toujours le plus lourd tribut dans les accidents, alors qu’ils n’en sont généralement pas responsables.
Les 2 roues sont responsables de 3% des accidents alors qu’ils sont victimes dans 24% des cas. Les piétons eux sont victimes dans 14% des accidents. Les véhicules légers, responsables de 71% des accidents ne sont victimes que dans 32% des cas.

Et M. Delmont d’apporter sa contribution surréaliste : « les 2 roues c’est dangereux, moi l’autre fois j’ai failli me prendre un vélo sur le capot dans la rue des Arènes ».
Il est décidément difficile de faire admettre aux usagers majoritaires que le danger ne vient pas forcément de l’autre…

A noter que les statistiques existantes ne permettent pas de différencier les 2 roues motorisés ou non.

Bilan de la réunion (du point de vue partial d’un usager cycliste) :

A Limoges, la priorité des priorités semble être le maintien des places de stationnement automobile. On rationalise la suppression, tout de même nécessaire, de quelques unes pour permettre l’accessibilité des handicapés aux transports en commun.
Point de place pour la circulation des vélos en dehors d’un schéma directeur pourtant bien modeste.
L’augmentation du nombre de stationnements vélo va cependant dans le bon sens. Encore faut-il qu’on ne culpabilise pas les cyclistes en présentant la chose comme une entrave aux déplacements des handicapés.
Les discours à l’emporte pièce qui identifient comme une gêne tout ce qui est en dehors de l’automobile ne semble pas susciter spécialement de réactions.
Dans une ville dont les murs ne sont pas extensibles, il est difficile de demander aux usager les plus nombreux, qui ne sont pourtant pas les plus vertueux, de simplement laisser exister les autres…